Trois incontournables pour une culture Data-Driven en entreprise

Fatia Ghalem
Fatia Ghalem

Marketing Assistant France

Les 20 et 21 Novembre dernier, alors que nous étions présents sur DataMarketing Paris afin de présenter Priority Engine, notre solution ABM de détection d’intention, nous avons pu assister à la conférence donnée par Julien Lannelongue Directeur France et Europe du Sud chez Tableau Software, l’un des outils d’analyse de données leaders du secteur. Son sujet de prédilection : la culture data-driven. Plus précisément comment faire d’une entreprise traditionnelle une entreprise où la donnée règne en maitre pour optimiser l’organisation ou bien développer de nouvelles opportunités. Si 100% des entreprises interrogées souhaitent s’inscrire dans une approche data-driven selon une étude McKinsey citée par Julien Lannelongue seules 30% affirment y être parvenue…

Peut-être avant tout un problème de méthode alors que les outils et applications se multiplient ?

C’est pour partie le constat de Julien Lannelongue qui estime qu’un changement de culture ne doit rien laisser au hasard. Si, bien sûr, chaque entreprise connaît ses spécificités il n’en reste pas moins que des incontournables doivent être prise en compte en matière de stratégie data-driven. Ingénieur investit dès 2003 dans le monde du traitement et de l’exploitation de la donnée, Julien Lannelongue met en avant 3 éléments clés à considérer et ce quel que soit le profil de votre entreprise.

 

  • Tout d’abord, Il est important de mettre largement à disposition les données afin que chacun puisse être capable de créer ses propres analyses. L’enjeu est clairement de pouvoir mettre en place une gouvernance par l’autonomie et ce dans un environnement sécurisé. Concrètement, il s’agit de segmenter les équipes en deux rôles distincts ; une première qui gouvernera et délivrera les données et une seconde qui créera les analyses. Complémentaires ces rôles doivent être défini en amont afin d’assurer les échanges entre les équipes et de garantir la fiabilité et la compréhension de la donnée. Les premiers sont garant à la fois de l’intégrité de la donnée mais également de la recherche de solutions les plus ouvertes possibles. Les seconds peuvent produire des analyses en étant assuré de la pertinence et de l’exhaustivité des réponses produites.

 

  • Ensuite il s’agit de démocratiser l’accès aux données mais surtout parler le même langage. Selon Julien Lannelongue, cette phase de Datalphabétisation permet de favoriser la collaboration entre les différents métiers de l’entreprise. La communication interne est ainsi à valoriser afin d’optimiser le temps passé à analyser les données. Il s’agit d’inclure l’ensemble des services de l’entreprise dans le processus de décision sur l’exploitation et les conclusions.

 

  • Enfin, afin de fédérer l’ensemble des collaborateurs à l’utilisation de la donnée, la création d’une communauté est nécessaire. Ainsi, l’ensemble des collaborateurs peuvent se réunir et partager leurs best practices et approfondir leurs connaissances. Au final, l’instauration d’une culture Data-Driven doit se faire par des changements progressifs et doit surtout viser à simplifier l’utilisation de la donnée dans un contexte sécurisé.

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